UE : l’EES provoque des délais allant jusqu’à 5h aux frontières Schengen
Depuis le 10 avril 2026, le système EES (Entry/Exit System) est pleinement opérationnel dans 29 pays de l’espace Schengen. Ce dispositif enregistre biométriquement chaque entrée et sortie des ressortissants de pays tiers en court séjour.
En pleine saison estivale, les conséquences sont directement visibles : selon Touteleurope.eu, les files d’attente atteignent jusqu’à cinq heures aux heures de pointe dans plusieurs grands hubs européens. Vos collaborateurs non européens en déplacement professionnel sont les premiers concernés.
Entry/Exit System : des délais qui doublent dans les grands hubs
À Paris-CDG, Francfort, Amsterdam et Munich, les temps d’attente maximaux ont doublé par rapport à l’été 2025. Cette dégradation s’explique par l’enregistrement biométrique complet exigé lors du premier passage dans le système : photo faciale et empreintes digitales ajoutent plusieurs minutes par voyageur à chaque poste de contrôle.
✅ Qui est concerné : les ressortissants hors UE en court séjour (90 jours sur 180), sans titre de séjour ni visa de long séjour dans un pays de l’espace Schengen. En pratique : les collaborateurs britanniques, américains, australiens, brésiliens ou indiens en mission professionnelle ponctuelle sur le territoire européen.
✅ Le premier passage prend plus de temps : l’enregistrement biométrique complet (photo faciale et empreintes digitales) est obligatoire lors de la toute première entrée dans le système EES. Les passages suivants sont plus rapides une fois le profil créé. Ce pic de durée concerne donc particulièrement les nouvelles recrues internationales et les collaborateurs qui n’ont encore jamais transité par un point de contrôle Schengen sous l’EES.
✅ Une flexibilité temporaire, mais incertaine : jusqu’au 6 septembre 2026, certains postes frontières peuvent suspendre la collecte des empreintes digitales en cas d’engorgement. Neuf États membres, dont la France, ont demandé début juillet la prolongation de cette mesure. La Commission européenne n’a pas encore tranché. Par ailleurs, le lancement du système ETIAS a été repoussé à 2027, ce qui confirme les difficultés opérationnelles que l’EES continue de générer.
Jusqu’à cette date, certains postes frontières peuvent suspendre la collecte des empreintes digitales en cas d’engorgement. Neuf pays, dont la France, demandent une prolongation, sans certitude sur la décision finale de la Commission européenne à ce stade.
Ce que les employeurs doivent anticiper pour leurs équipes
Pour les équipes RH et mobilité, l’enjeu est concret : chaque mission professionnelle vers un aéroport ou port Schengen fréquenté peut désormais prendre plusieurs heures de plus que prévu. Notre guide sur l’EES et les nouveaux contrôles aux frontières détaille les profils de voyageurs et les exemptions applicables.
Cette contrainte s’ajoute à celle du système EES, qui remplace déjà les tampons passeport dans l’espace Schengen, un changement à intégrer dans vos process de suivi des séjours.
- Anticipez une marge de connexion élargie pour tout déplacement vers un aéroport ou port Schengen très fréquenté. Pour un collaborateur effectuant son premier passage sous l’EES, trois heures avant l’embarquement constituent le minimum recommandé, en particulier dans les grands hubs européens pendant la saison estivale.
- Informez les collaborateurs concernés avant leur départ, en particulier pour les premiers passages : l’enregistrement biométrique complet reste obligatoire et ne peut être évité. Une communication proactive de l’équipe RH évite les mauvaises surprises lors des missions professionnelles à l’étranger.
- Suivez l’évolution de la flexibilité biométrique après le 6 septembre 2026 : la décision de la Commission européenne modifiera les conditions de contrôle aux frontières dans les prochaines semaines. L’issue reste incertaine à ce stade : anticipez dès maintenant pour les missions prévues à l’automne.
Chaque déplacement professionnel dans l’espace Schengen est désormais concerné par l’EES. Nos experts gèrent 650+ procédures d’immigration par an.
Questions fréquentes
Entry/Exit System enregistre biométriquement les entrées et sorties des ressortissants de pays tiers en court séjour dans l’espace Schengen. Il est pleinement opérationnel depuis le 10 avril 2026 dans 29 pays.
L’enregistrement biométrique complet lors du premier passage, combiné à l’afflux estival de voyageurs, sature les postes de contrôle à Paris-CDG, Francfort, Amsterdam et Munich. Les temps d’attente ont doublé par rapport à l’été 2025.
Neuf États membres, dont la France, ont demandé cette prolongation début juillet 2026. La Commission européenne n’a pas encore tranché. L’issue de cette décision sera déterminante pour les conditions de contrôle à l’automne 2026.