⚠️ Des sites frauduleux usurpent l’identité de France Immigration et collectent des paiements. Notre seul site officiel est www.france-immigration.com. Si vous avez été contacté ou avez effectué un paiement, signalez-le sur cybermalveillance.gouv.fr.
Retour
Pologne : visa de travail obligatoire

Si l’exemption de visa Schengen de 90 jours reste applicable aux ressortissants de Colombie, de Géorgie et du Venezuela pour des visites non lucratives, la Pologne interdit désormais toute régularisation ou prise d’emploi sur place sous ce statut.

Un règlement publié au Journal officiel polonais du 10 août 2026 ferme l’accès au marché du travail local aux arrivants sans visa : pour toute activité professionnelle sur le territoire polonais, qu’il s’agisse d’un contrat local ou d’un détachement intra-européen de plus de 90 jours, un visa de travail doit obligatoirement être sollicité en amont auprès des autorités consulaires compétentes.

Les nouvelles règles d’obtention de visa de travail dès le 22 août 2026

La régularisation sur place n’est plus possible : un ressortissant colombien, géorgien ou vénézuélien ne peut plus arriver sous exemption Schengen et demander ensuite à changer de statut vers salarié en Pologne. Le visa de travail doit être obtenu au consulat dans le pays d’origine avant toute entrée à des fins professionnelles.

Depuis le 22 août, aucun nouveau contrat ne peut démarrer sous régime sans visa : même si un permis de travail (type A) a été délivré en amont par l’employeur, le salarié entré sous exemption Schengen ne peut pas commencer à travailler avec ce seul permis. La procédure complète (visa et permis) doit être finalisée avant l’arrivée en Pologne.

Une clause transitoire protège les salariés déjà en poste avant le 22 août : ceux qui avaient commencé à travailler légalement sous régime sans visa avant cette date peuvent poursuivre leur activité jusqu’à l’expiration de leur séjour autorisé. Passé ce délai, un visa de travail sera indispensable pour toute continuation ou renouvellement.

Bon à savoir

Ces restrictions ne modifient pas les règles Schengen : les séjours touristiques et business courts (réunions, conférences) restent possibles sans visa dans la limite des 90 jours/180 jours. Ce qui est supprimé, c’est uniquement la possibilité d’arriver sous ce régime pour ensuite demander une autorisation de travail ou changer de statut sur place. Cette restriction s’applique également aux collaborateurs détachés depuis un autre pays UE.

Recrutements en Pologne : trois réflexes à avoir maintenant

  • Vérifier la nationalité de chaque candidat ou salarié prévu en Pologne dans le cadre d’un emploi ou d’un détachement : Colombie, Géorgie et Venezuela sont désormais hors du périmètre d’entrée sans visa à des fins professionnelles. Les missions business courtes sans lien d’emploi ne sont pas concernées.
  • Anticiper un allongement des délais consulaires : la hausse mécanique des demandes de visa de travail vers la Pologne risque d’allonger les délais de traitement. Prévoir au moins 4 à 6 semaines supplémentaires dans le calendrier de mobilité.
  • Auditer les mobilités actives : pour chaque salarié présent en Pologne sous exemption Schengen avant le 22 août, identifier la date d’expiration de séjour et anticiper la procédure de visa avant cette échéance – la clause transitoire ne se renouvelle pas automatiquement.
Besoin d’un accompagnement ?
Vos mobilités en Pologne sont-elles conformes ?

Faites le point sur vos mobilités en cours avec un expert France Immigration. Aucun délai de grâce prévu. Le point pour vos équipes.

Questions fréquentes

Non. Depuis le 15 août, l’entrée en Pologne à des fins professionnelles exige un visa, même si le permis de travail est déjà en main ou en cours d’obtention. Le salarié doit attendre d’avoir les deux documents (visa et permis de travail) avant de partir. Tout départ sans visa expose l’employeur et le salarié à un refus d’accès à l’emploi dès l’arrivée.

Non. La clause transitoire protège uniquement la relation de travail en cours au 22 août 2026, avec l’employeur déclaré sur le permis de travail existant. Un changement d’employeur, même pour un poste équivalent, rompt cette protection : le nouvel employeur devra initier une procédure complète, visa inclus, avant que le salarié ne commence à travailler.

Oui. Le durcissement soudain va mécaniquement augmenter le volume de demandes dans les consulats polonais, qui n’ont pas été dimensionnés pour absorber ce flux. Les délais habituels de 2 à 4 semaines risquent de s’allonger significativement. Il est conseillé de lancer les demandes de visa dès que le permis de travail est accordé, sans attendre la date de prise de poste souhaitée.

Le secteur de la mobilité évolue en permanence : restez à jour en recevant nos contenus experts !

  • Nos articles experts et nos livres blancs
  • Nos vidéos sur les fondamentaux de la mobilité
  • Les actualités du secteur
  • Les invitations à nos webinars